Translatio in fabula

Enjeux d'une rencontre entre fictions et traductions

Coordination éditoriale de Sophie Klimis, Isabelle Ost, Stéphanie Vanasten

« Fictions » et « traductions »: deux termes dont l'association paraît évidente, pour peu qu'elle nous évoque l’activité florissante de la traduction littéraire – combien peuvent se vanter de lire toujours en langue originale ? Lire la suite

« Fictions » et « traductions »: deux termes dont l'association
paraît évidente, pour peu qu'elle nous évoque l’activité florissante
de la traduction littéraire – combien peuvent se vanter de lire toujours
en langue originale ? Or cette « évidence naturelle » élude
une question cruciale : en deçà de la pratique courante de la
traduction des textes littéraires, quel est ce noeud fondamental
entre littérature et traduction qui nous révèle que le langage n’est
pas seulement communicatif, mais aussi, et même essentiellement,
esthétique et poétique ? Comment sommes-nous conduits
à penser le rapport fiction-traduction pour que la « littérarité » du
littéraire soit possible, et même réelle ? La pratique de la traduction,
traditionnellement considérée comme « ancillaire », n’auraitelle
pas un rôle éthico-politique majeur à jouer dans la création du
monde contemporain, forcément polyglotte ? Le présent volume
tentera de prolonger ces questions par quelques études qui visent
ce noeud fondamental entre littérature et traduction.


Livre broché - 45,00 €

InfoPour plus d'informations à propos de la TVA et d'autres moyens de paiement, consultez la rubrique "Paiement & TVA" ci-dessous.

Spécifications


Éditeur
Presses de l'Université Saint-Louis
Coordination éditoriale de
Sophie Klimis, Isabelle Ost, Stéphanie Vanasten,
Langue
français
Catégorie (éditeur)
Philosophie, lettres, linguistique et histoire > Langues, liguistique et littératures
Catégorie (éditeur)
Philosophie, lettres, linguistique et histoire
Code publique Onix
06 Professionnel et académique
Date de première publication du titre
17 novembre 2010
Type d'ouvrage
Monographie

Livre broché


Date de publication
17 novembre 2010
ISBN-13
978-2-8028-0199-3
Ampleur
Nombre de pages de contenu principal : 324
Code interne
9782802801993
Prix
45,00 €
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

Google Livres Aperçu


Publier un commentaire sur cet ouvrage

Sommaire


Introduction par Sophie KLIMIS, Isabelle OST et Stéphanie VANASTEN
Première partie: Où la fabula pense la translatio
La traduction dans la fiction. Du pareil à l'autre, par François OST
La traduction mise en scène dans la prose francophone et hispanophone
moderne : de la narrativisation à la métalepse, par Lieven D’HULST
De la mystification à la fiction. La poétique suicidaire de la fausse traduction
par David MARTENS
Connaissez-vous Paul Poissel ? Ou la mise en scène du contresens
dans la fiction, par Pierre-Emmanuel DAUZAT
Homo translator. Notes pour une anthropologie comparative de la traduction
par Antonio LAVIERI
Deuxième partie: Traduction et poétique d’écriture
chez quelques figures d’écrivains-traducteurs
De Marcel Proust à Antonin Artaud : « Faire sa langue » à partir du traduire
par Jean-Michel ADAM
Entre traduction et trahison : les auteurs-traducteurs dans les cultures
multilingues, par Reine MEYLAERTS
« Je suis comme le roi d’un pays pluvieux » : Hugo Claus traducteur-usurpateur
de Baudelaire, par Stéphanie VANASTEN
William Gass « translecteur » de Rilke, par Enrico MONTI
Le théâtre de Labiche et de Feydeau vu et traduit par Elfriede Jelinek
par Béatrice COSTA
(Auto)traduire Mercier et Camier : entre fabula et traduction, par Chiara MONTINI
L’écriture de Jean-Philippe Toussaint : (non-)traduction et malentendus, ou
quand la traduction laisse à désirer…, par Isabelle OST
Troisième partie: Où la translatio se pense en pratique(s)
L’hypothèse de l’apesanteur linguistique, par Jacques DE DECKER
Création et traduction, par Xavier HANOTTE
La traduction littéraire : qualité et formation, par Françoise WUILMART
Transposer sa propre langue, par Stefan HERTMANS
« Pratiques de la traduction littéraire » : où « la communauté des traducteurs »
(Yves Bonnefoy) recueille une « rose de personne » (Paul Celan),
par Jean GIOT